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L'HISTOIRE

L'école fula flute est une initiative du flûtiste Sylvain Leroux qui a germée lorsqu'il a ajouté trois trous supplémentaires aux trois trous existant de la tambin traditionnelle inventant ainsi la « tambin chromatique » capable de jouer des mélodies classiques, jazz ou de n'importe quel style de musique au-delà de la belle mais limitée gamme phrygienne traditionnelle tout en préservant le caractère de l’instrument. Cela lui a inspiré l'idée qu’il pourrait s’en servir afin d’enseigner les fondements de la théorie musicale aux enfants Guinéens.

En 2013 à Conakry, il fut recommandé au Centre Tyabala Theatre de Guinée, un programme alternatif d’enseignement des arts du théâtre et de la musique traditionnelle ainsi que des matières scolaires élémentaires. Ils ont accueilli Sylvain et pendant trois semaines il a appliqué ses idées. Les enfants sont immédiatement tombés amoureux de la tambin dont le son évoque une profonde émotion chez les Guinéens et, malgré les maux de tête inhérents à l’apprentissage de l’instrument, ils ont forcé de l'avant.

2013

Ce résultat a motivé Sylvain à chercher les fonds nécessaires dans un projet Kickstarter qui fut éventuellement couronné de succès et ainsi en 2014, passa quatre mois à travailler avec les élèves du Centre. Ces derniers firent d’énormes progrès sur l’instrument et un progrès appréciable dans l’alphabétisation musicale. Cela a culminé avec l'enregistrement d'un album / CD (« Les Enfants de Tyabala » sur étiquette Mulatta) lancé plus tard dans l'année accompagné d’un documentaire du même titre.

Lors de la première du film, un généreux membre du public fut touché et a offert un soutien financier afin qu’un professeur de flûte traditionnel poursuive l’instruction pendant l’absence de Sylvain. Grâce à cette aide ce dernier s’est empressé de recruter son vieux professeur Mamadi Mansaré, vétéran des célèbres Ballets Africains à la retraite et l'un des flûtistes les mieux connus et respectés de la Guinée. Il a commencé à enseigner en 2015 et fut ravi de découvrir des élèves enthousiastes prêts à travailler dur et à apprendre tout ce qu'il avait à leur donner. Après de nombreuses années à désespérer de voir la tradition de la flûte dépérir, cela lui donna un regain d’espoir et, depuis lors, vient chaque semaine.

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En 2016, un autre professeur, Bouba Mbeng, a rejoint le corps professoral. C’est un grand percussionniste, chanteur et joueur de ngoni, doté d'une profonde connaissance de la musique traditionnelle et doublé d'une âme douce et généreuse qui a assidument développé un rapport de confiance avec les élèves et leur inculquant un profond répertoire de musique traditionnelle.

Entretemps, le Centre Tyabala opérait depuis des années dans un grand hangar industriel qui avait été reconverti par l’État en centre communautaire qu’ils partageaient avec d'autres groupes de jeunes, compagnies de danse, cours d'arts martiaux, imprimerie, entreposage, parking, etc. Cependant, à l'été 2016, l'État a choisi de transformer ce hangar en centre de formation en couture et ont expulsé tous les occupants. L’école s'est retrouvée dehors et de nombreuses classes furent abandonnées, mais les classes de flûte et de percussion se sont poursuivies malgré les fortes pluies de mousson.

Chez lui aux États-Unis et consterné par cette situation, Sylvain mena une campagne de financement qui récolta près de 7,000 dollars. Grâce à cela, les activités de l’école furent déménagées dans une maison de 4 pièces sise dans une cour fermée au bout d'une rue calme et se tiennent là depuis lors.

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Etant plus en sécurité et en contrôle, l’accent fut mis sur «l’alphabétisation», l’éducation élémentaire comprenant la lecture, l’écriture, le calcul, les sciences sociales, l’éducation civique, etc. La santé des élèves est surveillée, ils sont nourris quotidiennement, et la journée pédagogique a lieu de 8h30 à 17h30 avec pauses. De nouveaux jeunes furent recrutés et le corps enseignant fut augmenté de professeurs de théorie musicale, de cora et de flûte Peul.

Les étudiants sont souvent appelés à donner des concerts et à présenter des pièces de théâtre à la communauté étant donné la vocation première du Centre Tyabala orientée vers les arts du théâtre, mais l’ajout de la tambin leur a donné un cachet particulier très apprécié.

Cette année, l’école a accueilli de nombreux et intéressants visiteurs, des grands artistes qui passaient au Festival international de jazz (FIZZ), des joueurs de tambin d’Europe et des cinéastes américains, tous furent enthousiasmé par ce qu’ils y ont découvert et ont professé leur soutien.

fizz

En 2019, un nouvel enregistrement intitulé «TYABALA» (sur étiquette Mulatta 042) a été réalisé et publié. Il contient des exemples du merveilleux travail effectué à l’école fula flute.

La survie de cette initiative repose sur trois socles : l'implication des personnes qui y travaillent quotidiennement, l'acceptation de la grande communauté en Guinée et le soutien des sympathisants du monde entier et tant que ces éléments seront présents, l'école fula flute prospèrera.

SOUTENEZ L'ECOLE FULA FLUTE!

Les dons sont exempts d'impôt aux Etats-Unis.Ce projet est sponsorisé par l'organisme à but non lucratif Hibiscus.

Si vous préférez payer par chèque, veuillez le faire au nom d'Hibiscus, écrivez "pour l'école fula flute" sur la ligne de mémo et postez le à l'addresse suivante:

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Hibiscus déduira 5% pour fins administratives.

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